I.2 - Une plante controversée, l'Aristoloche.
Par Rombi le mercredi, 26 avril 2006, 11:57 - I - Les prémisses du scandale des Plantes Chinoises. - Lien permanent
Dès 1997, le professeur Vanherweghem publie dans The Lancet un article où il assure : "il semble vraisemblable d'attribuer l'explosion de néphropathies à l'absorption d'Aristoloche". Cependant, l'acide aristolochique supposée être présente dans les gélules prescrites par la clinique belge n'a jamais été retrouvé.
Il semblerait en fait que les experts aient confondu l’Aristoloche avec la Stephania Tetrandra, plante contenue dans les fameuses gélules, car elles portent le même nom chinois : Fangji. Mais le mauvais étiquetage de ces produits a pu entraîner une malheureuse méprise : l’inspection de la pharmacie a montré que des poudres étiquetées à base de Stephania Tétrandra ont été commercialisées en France de 1989 à 1992 alors qu’elles étaient en réalité constituées d’Aristolochia Fangchi. Ainsi, par prudence, les pouvoirs publics ont préféré retirer définitivement les plantes Stephania Tétrandra et Aristolochia Fangchi du marché français, malgré le manque de solidité et de précision des preuves concernant une éventuelle relation entre ces plantes et les néphropathies constatées.
En 1997 et 1998, des études supplémentaires ont été réalisées sur des rats et des lapins. Les premiers résultats font ressortir des développements de tumeurs et des maux d’estomac mais aucune fibrose rénale. Les résultats suivants montrent cette fois-ci une indiscutable insuffisance rénale, cependant ces études n’ont été réalisées que sous l’hypothèse de l’injection d’une forte dose d’Aristoloche dont la prescription ou la composition est peu probable voire impossible. La relation entre la maladie et les gélules utilisées par la clinique belge semble toutefois établie.
D’autre part, le Professeur Vercruysse en 1997 exprime le fait qu'il ne croit pas en la toxicité de l’Acide Aristolochique. En effet, il rappelle que cette plante a été commercialisée en Allemagne comme composant du médicament Tardolyt (un équivalent de la préparation magistrale Asiatitrat 28) pendant plus de 20 ans sans aucune plainte ni complication. De plus pourquoi le phénomène est-il propre à la Belgique alors que des produits similaires ont été aussi consommés en France ? Pourquoi les hommes ont-ils été épargnés? Il est également surprenant que tous les cas recensés proviennent de la même clinique… beaucoup de questions qui sèment le doute quant à l’accusation des Plantes Chinoises comme responsables des néphropathies et des lésions rénales constatées.
C’est pourquoi selon les professeurs Pokhrel et Ergil, les études menées ne sont pas assez approfondies et abouties pour tenir l’acide aristolochique comme seul responsable des problèmes observés chez les patients en Belgique, comme dans les autres pays d’ailleurs. Il pourrait y avoir chez certaines patientes des prédispositions ou une mauvaise association de produits.

Commentaires
Je suis Algérienne , je travail sur aristolochia longa je veux déterminer la LD50 pour l'acide aristolochique car bcq de gens prennent la plante et arrivent à guérir de certains cancers, où est donc le mystère de cette plante ? MERCI
Selon moi et d'après mes travaux sur l'Aristoloche et plus précisement l'Acide Aristolochique je soupçonne que certains composés associés à d'autres deviennent toxiques, ou bien mieux encore la dose préscrite si cette dernière est dépassée ou la durée d'administration est dépassée l'acide aristolochique provoque ce qu'on appelle une carcinogène !....
Mystère Mystère cette plante lol...