I.3 - La France, berceau d'une erreur judiciaire épidémologique.
Par Rombi le mercredi, 26 avril 2006, 14:38 - I - Les prémisses du scandale des Plantes Chinoises. - Lien permanent
Presque dix ans après l'affaire belge, et malgré le nombre de suppositions non-fondées qui ont été véhiculées, les Plantes Chinoises font toujours office de bouc émissaire.
En effet, en 2000 encore aucune interdiction, ni aucune précaution d’emploi n’ont été prononcées contre l’Aristoloche en Chine. Seul le Ministère français a décidé d’interdire les teintures mères d’Aristoloche. Mais plus de 10 000 personnes ont consommé ces plantes auparavant sans aucune réaction particulière.
La Belgique a complètement déculpabilisé les Plantes Chinoises comme étant à l’origine de ces maladies rénales. En effet, les médecins de la clinique faisaient des injections de sérotonine à leurs malades dans le cadre d’une cure d’amincissement. Des études récentes ont montré la toxicité de la sérotonine, de la fenfluramine et de l’Isoméride lorsqu‘elles sont associées à des herbes chinoises comme l’Aristoloche. Les doses d’acide aristolochique potentiellement contenues dans les produits ingérés auraient été tellement faibles qu’elles n’auraient pu devenir toxiques.
La conclusion de ces études nous pousse donc à dire que c’est peut-être l’association de cette plante aux amphétamines prescrites par la clinique belge qui a provoqué ces néphropathies.
D’ailleurs, le ministère belge, comme beaucoup de personnalités scientifiques belges tels les professeurs Vercruysse et De Broe, reste assez critiques sur la responsabilité de l’acide aristolochique dans tous ces cas de néphropathies.
Les tribunaux français n’ont malheureusement pas compris que la cause de ces néphropathies pouvait être autre. Les suppositions sont manifestement devenues des certitudes pour le tribunal de Nice qui, malgré le manque de preuves tangibles et indiscutables, a tout de même décidé d’impliquer la responsabilité d’Arkopharma dans cette affaire.
Commentaires
Cher Mr Rombi,
D'après un article publié par la Clinique en Médecine Traditionnelle Chinoise de Louisville (USA) [ www.louisvilleclinic.com/... ] il semblerait en effet que le Guang Fang Ji (Aristolochia Fang Ji) ne soit pas nécessairement le seul responsable de néphropathies. Mais comme vous l'affirmez, les néphropathies ont pu être générées par l'interaction avec d'autres substances telles qu'amphétamines, (l'article précise également diurétiques, laxatifs, etc.) qui dans les cas de néphropathies belges faisaient parti d'un "cocktail" explosif...
L'article semble également remettre en question le choix des plantes et la façon dont elles ont été utilisées dans l'élaboration de préparations, et dans le cas qui nous occupe des préparations "minceur", d'autant plus qu'il est précisé qu'en Médecine Traditionnelle Chinoise ni le Stephania Tetrandra (Han Fang Ji) ni le Guang Fang Ji (Aristolochia fangji) ne sont utilisées dans des préparations visant la perte de poids.
Alors les gélules pour maigrir asiatitrat 28 sensées contenir, si je comprends bien, du Stephania Tetrandra (Han Fang Ji) ne contenaient-elles que du Stephania Tetrandra (Han Fang Ji)? Et si elles n'étaient sensées contenir que du Stephania Tetrandra (Han Fang Ji) comment se fait-il que ces gélules aient été annoncées comme ayant des propriétés "amincissantes" alors que d'après l'article cité ci-dessus le Stephania Tetrandra (Han Fang Ji) n'ait jamais utilisé en Médecine Traditionnelle Chinoise dans des préparations visant la perte de poids?