En effet, en 2000 encore aucune interdiction, ni aucune précaution d’emploi n’ont été prononcées contre l’Aristoloche en Chine. Seul le Ministère français a décidé d’interdire les teintures mères d’Aristoloche. Mais plus de 10 000 personnes ont consommé ces plantes auparavant sans aucune réaction particulière.

La Belgique a complètement déculpabilisé les Plantes Chinoises comme étant à l’origine de ces maladies rénales. En effet, les médecins de la clinique faisaient des injections de sérotonine à leurs malades dans le cadre d’une cure d’amincissement. Des études récentes ont montré la toxicité de la sérotonine, de la fenfluramine et de l’Isoméride lorsqu‘elles sont associées à des herbes chinoises comme l’Aristoloche. Les doses d’acide aristolochique potentiellement contenues dans les produits ingérés auraient été tellement faibles qu’elles n’auraient pu devenir toxiques.

La conclusion de ces études nous pousse donc à dire que c’est peut-être l’association de cette plante aux amphétamines prescrites par la clinique belge qui a provoqué ces néphropathies. D’ailleurs, le ministère belge, comme beaucoup de personnalités scientifiques belges tels les professeurs Vercruysse et De Broe, reste assez critiques sur la responsabilité de l’acide aristolochique dans tous ces cas de néphropathies.

Les tribunaux français n’ont malheureusement pas compris que la cause de ces néphropathies pouvait être autre. Les suppositions sont manifestement devenues des certitudes pour le tribunal de Nice qui, malgré le manque de preuves tangibles et indiscutables, a tout de même décidé d’impliquer la responsabilité d’Arkopharma dans cette affaire.