Le Dr Ewalenko s’étonne de découvrir des fuites au niveau des valves cardiaques chez des patients qui n’avaient jamais consommé de Plantes Chinoises. Le Dr Malak signale entre 1994 et 1996 au moins une douzaine de cas de fuite valvulaire due uniquement à la prise de fenfluramine. Cependant, l’intérêt de ce médecin étant de défendre les Plantes Chinoises, personne ne le prit au sérieux, ni chez Servier, ni au Ministère de la Santé. Le journal The Lancet refusa même de publier son étude. Ainsi, pour pouvoir communiquer ses informations, il s’associe aux docteurs Ewalenko et Vanhereweghem. Ce dernier explique qu’il avait déjà eu des soupçons quant aux conséquences valvulaires des médicaments pour maigrir. Mais après en avoir discuté avec Servier, il avait été convaincu que cela devait probablement provenir des Plantes Chinoises. Il se rend alors compte qu’il s’est trompé.

Ce qui est déplorable, c’est que les rapports n’ont jamais été systématiquement transmis aux fabricants de médicaments jusqu’en 1996 comme le prévoit la législation européenne. Il se trouve également que Servier a choisi de suivre la politique de l’autruche, clamant à qui voulait qu’il n’y avait eu qu’un seul cas au monde ne donnant pas lieu à s’inquiéter (alors qu’il y en a eu à l’époque plus de 14…). Le laboratoire avait tout de même promis de faire certaines vérifications qui sont visiblement passées aux oubliettes.

Bulletin d'information toxicologique.

Editorial d'un journal canadien.