III.3 - Des études encore inachevées.
Par Rombi le mercredi, 13 septembre 2006, 16:10 - III - Les dernières études révèlent au grand jour la toxicité de l'Isoméride. - Lien permanent
La toxicité des amphétamines et leurs conséquences cardiaques et pulmonaires ne sont pas encore certaines. Les docteurs semblent toujours partagés quant aux réels effets de ces produits sur l’organisme. Encore aujourd’hui des études complémentaires apparaissent nécessaires afin d’établir de manière certaine les réels dangers de ces substances.
Selon une étude menée par les docteurs Ewalenko, Richard et Vandenbossche en 1999, il est confirmé que la prise de fenfluramine ou de dexenfluramine peut entraîner des lésions valvulaires cardiaques et une hypertension pulmonaire. En effet, la fenfluramine augmente la concentration de sérotonine qui agit sur le comportement alimentaire mais a également un effet vasoconstricteur sur l’organisme qui explique alors l’hypertension pulmonaire. Cependant, cette étude n’a pu déterminer de manière précise le mécanisme entraînant les lésions valvulaires. Il apparaît donc que le dépistage des insuffisances valvulaires s’impose pour tous les patients ayant consommé des fenfluramines, les probabilités de valvulopathie augmentant au bout de 3 mois de traitement. Les patients victimes, devront avoir un suivi régulier par échographie cardiaque mais ils peuvent espérer une stabilisation des lésions, voire une amélioration de leur état. La toxicité de la dexfenfluramine (molécule présente dans l'Isoméride) est alors établi de manière scientifique.
Voir le communiqué de presse du gouvernement
Cependant, selon un rapport d’étude datant de 2000 sur les effets de la dexfenfluramine sur la néphrotoxicité par acide aristolochique, il est prouvé que la DXF (dexfenfluramine) n’augmente pas la néphrotoxicité de l’AA (acide aristolochique) chez les rats du moins. On sait de manière certaine que la DXF augmente l’activité sérotoninergique dans le cerveau en favorisant la libération de sérotonine. La DXF augmenterait ainsi la concentration en sérotonine plasmatique. Toutefois, l’étude montre que dans le cas des rats, l’administration concomitante de DXF n’augmenterait pas la toxicité rénale induite par l’AA. Mais l’expérience n’a été réalisée que pendant 35 jours et il a tout de même été remarqué une élévation des adduits AA-ADN dans le tissu rénal lorsque la DXF était co-injectée avec l’AA. Cela signifie que l'acide aristolochique se fixe sur l'ADN pouvant ainsi entraîner d’éventuelles complications carcinogènes à retardement. Mais la spécialiste française des aduits, spécialisée dans l'étude de la néphropathie des Balkans, madame le professeur Leskowicz, refuse cette thèse. Selon elle, une personne saine est capable de nettoyer ses aduits. Ainsi, les traces d'acide aristolochique sur notre ADN disparaîtraient au bout de dix ans après l'arrêt de la prise.