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  <title>Le scandale des plantes chinoises</title>
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<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2007/05/30/10-extrait-de-larret-rendu-par-la-troisieme-chambre-de-la-cour-des-appels-correctionnels-de-toulouse-le-24-mai-2007">
  <title>Extrait de l’arrêt rendu par la troisième chambre de la Cour des Appels Correctionnels de Toulouse le 24 mai 2007</title>
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  <dc:date>2007-05-30T12:07:04+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>IV - Les suites du procès de Toulouse</dc:subject>
  <description>Extrait de l’arrêt rendu par la troisième chambre de la Cour des Appels Correctionnels de Toulouse le 24 mai 2007 dans le dossier "Ministère public-UFCS-P...-L... contre M...-Rombi"

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  <content:encoded><![CDATA[ Extrait de l’arrêt rendu par la troisième chambre de la Cour des Appels Correctionnels de Toulouse le 24 mai 2007 dans le dossier "Ministère public-UFCS-P...-L... contre M...-Rombi"<br />
<br />
<a href="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/docs/extrait_arret_toulouse.pdf" hreflang="fr">Télécharger</a> le PDF (47 Ko)]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/09/13/9-des-etudes-encore-inachevees">
  <title>III.3 - Des études encore inachevées.</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/09/13/9-des-etudes-encore-inachevees</link>
  <dc:date>2006-09-13T16:10:34+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>III - Les dernières études révèlent au grand jour la toxicité de l'Isoméride.</dc:subject>
  <description>La toxicité des amphétamines et leurs conséquences cardiaques et pulmonaires ne sont pas encore certaines. Les docteurs semblent toujours partagés quant aux réels effets de ces produits sur l’organisme. Encore aujourd’hui des études complémentaires apparaissent nécessaires afin d’établir de manière certaine les réels dangers de ces substances.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>La toxicité des amphétamines et leurs conséquences cardiaques et pulmonaires ne sont pas encore certaines. Les docteurs semblent toujours partagés quant aux réels effets de ces produits sur l&#8217;organisme. Encore aujourd&#8217;hui des études complémentaires apparaissent nécessaires afin d&#8217;établir de manière certaine les réels dangers de ces substances.</p> <p>Selon une étude menée par les docteurs Ewalenko, Richard et Vandenbossche en 1999, il est confirmé que la prise de fenfluramine ou de dexenfluramine peut entraîner des lésions valvulaires cardiaques et une hypertension pulmonaire. En effet, la fenfluramine augmente la concentration de sérotonine qui agit sur le comportement alimentaire mais a également un effet vasoconstricteur sur l&#8217;organisme qui explique alors l&#8217;hypertension pulmonaire. Cependant, cette étude n&#8217;a pu déterminer de manière précise le mécanisme entraînant les lésions valvulaires. Il apparaît donc que le dépistage des insuffisances valvulaires s&#8217;impose pour tous les patients ayant consommé des fenfluramines, les probabilités de valvulopathie augmentant au bout de 3 mois de traitement. Les patients victimes, devront avoir un suivi régulier par échographie cardiaque mais ils peuvent espérer une stabilisation des lésions, voire une amélioration de leur état. La toxicité de la dexfenfluramine (molécule présente dans l'Isoméride) est alors établi de manière scientifique.<br />
<br />
<a href="http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_980328.htm" hreflang="fr">Voir le communiqué de presse du gouvernement</a></p>


<p>Cependant, selon un rapport d&#8217;étude datant de 2000 sur les effets de la dexfenfluramine sur la néphrotoxicité par acide aristolochique, il est prouvé que la DXF (dexfenfluramine) n&#8217;augmente pas la néphrotoxicité de l&#8217;AA (acide aristolochique) chez les rats du moins. On sait de manière certaine que la DXF augmente l&#8217;activité sérotoninergique dans le cerveau en favorisant la libération de sérotonine. La DXF augmenterait ainsi la concentration en sérotonine plasmatique. Toutefois, l&#8217;étude montre que dans le cas des rats, l&#8217;administration concomitante de DXF n&#8217;augmenterait pas la toxicité rénale induite par l&#8217;AA. Mais l&#8217;expérience n&#8217;a été réalisée que pendant 35 jours et il a tout de même été remarqué une élévation des adduits AA-ADN dans le tissu rénal lorsque la DXF était co-injectée avec l&#8217;AA. Cela signifie que l'acide aristolochique se fixe sur l'ADN pouvant ainsi entraîner d&#8217;éventuelles complications carcinogènes à retardement. Mais la spécialiste française des aduits, spécialisée dans l'étude de la néphropathie des Balkans, madame le professeur Leskowicz, refuse cette thèse. Selon elle, une personne saine est capable de nettoyer ses aduits. Ainsi, les traces d'acide aristolochique sur notre ADN disparaîtraient au bout de dix ans après l'arrêt de la prise.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/08/28/8-l-influence-des-laboratoires-servier">
  <title>III.2 - L'influence des Laboratoires Servier.</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/08/28/8-l-influence-des-laboratoires-servier</link>
  <dc:date>2006-08-28T16:08:21+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>III - Les dernières études révèlent au grand jour la toxicité de l'Isoméride.</dc:subject>
  <description>Malgré les études menées par de grands docteurs et professeurs à la fin des années 90, prouvant la dangerosité des amphétamines au niveau cardiaque et pulmonaire, les laboratoires Servier essayent de dédramatiser les conséquences.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Malgré les études menées par de grands docteurs et professeurs à la fin des années 90, prouvant la dangerosité des amphétamines au niveau cardiaque et pulmonaire, les laboratoires Servier essayent de dédramatiser les conséquences.</p> <p>Le Dr Ewalenko s&#8217;étonne de découvrir des fuites au niveau des valves cardiaques chez des patients qui n&#8217;avaient jamais consommé de Plantes Chinoises. Le Dr Malak signale entre 1994 et 1996 au moins une douzaine de cas de fuite valvulaire due uniquement à la prise de fenfluramine. Cependant, l&#8217;intérêt de ce médecin étant de défendre les Plantes Chinoises, personne ne le prit au sérieux, ni chez Servier, ni au Ministère de la Santé. Le journal The Lancet refusa même de publier son étude. Ainsi, pour pouvoir communiquer ses informations, il s&#8217;associe aux docteurs Ewalenko et Vanhereweghem. Ce dernier explique qu&#8217;il avait déjà eu des soupçons quant aux conséquences valvulaires des médicaments pour maigrir. Mais après en avoir discuté avec Servier, il avait été convaincu que cela devait probablement provenir des Plantes Chinoises. Il se rend alors compte qu&#8217;il s&#8217;est trompé.<br /></p>


<p>Ce qui est déplorable, c&#8217;est que les rapports n&#8217;ont jamais été systématiquement transmis aux fabricants de médicaments jusqu&#8217;en 1996 comme le prévoit la législation européenne. Il se trouve également que Servier a choisi de suivre la politique de l&#8217;autruche, clamant à qui voulait qu&#8217;il n&#8217;y avait eu qu&#8217;un seul cas au monde ne donnant pas lieu à s&#8217;inquiéter (alors qu&#8217;il y en a eu à l&#8217;époque plus de 14&#8230;). Le laboratoire avait tout de même promis de faire certaines vérifications qui sont visiblement passées aux oubliettes.<br /></p>


<p><a href="http://www.ctq.qc.ca/jan98edito.html" hreflang="fr">Bulletin d'information toxicologique.</a><br /></p>


<p><a href="http://www.pulsus.com/Respir/08_03/edif_ed.htm" hreflang="fr">Editorial d'un journal canadien.</a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/07/04/7-un-produit-populaire-aux-etats-unis">
  <title>III.1 - Un produit populaire aux Etats-Unis.</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/07/04/7-un-produit-populaire-aux-etats-unis</link>
  <dc:date>2006-07-04T09:06:13+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>III - Les dernières études révèlent au grand jour la toxicité de l'Isoméride.</dc:subject>
  <description>Au milieu des années 90, la consommation d’amphétamines dans le cadre de régimes amaigrissants est à la mode aux Etats-Unis. Cette pratique remporte un tel succès, que les laboratoires exploitants passent sous silence certains effets secondaires inquiétants, voire graves.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Au milieu des années 90, la consommation d&#8217;amphétamines dans le cadre de régimes amaigrissants est à la mode aux Etats-Unis. Cette pratique remporte un tel succès, que les laboratoires exploitants passent sous silence certains effets secondaires inquiétants, voire graves.</p> <p>La suspicion part d&#8217;une simple remarque&nbsp;: la pression artérielle pulmonaire des patients ayant suivi le traitement amaigrissant n&#8217;a pas été vérifiée ni mesurée au préalable. De très nombreux patients consommant de <a href="http://www.aavac.asso.fr/accidentsmedicaux/isomeride/dossiers_isomeride.html" hreflang="fr">l&#8217;Isoméride</a> ont alors vu se développer des lésions des valvules cardiaques. Beaucoup d&#8217;entre eux ne consommaient d&#8217;ailleurs pas du tout de Plantes Chinoises&#8230; c&#8217;est donc bien l&#8217;Isoméride qui est en cause. Cependant, suite aux rumeurs concernant les Plantes Chinoises, les gélules amaigrissantes à base de ces plantes ont été interdites mais l&#8217;interdiction a complètement fait l&#8217;impasse sur l&#8217;Isoméride.<br /></p>


<p>Dans le cadre de ces traitements d&#8217;amaigrissement, les patients ont consommé de la fenfluramine sous le nom de Pondimin, très populaire aux Etats-Unis. Peu après, les <a href="http://www.victimes-isomeride.org/" hreflang="fr">laboratoires Servier</a> ont exploité le produit chimiquement (la dexfenfluramine) sous le nom de Redux. Mais les cas de lésions valvulaires continuent à se multiplier mettant en cause le produit commercialisé par Servier. Il apparaît effectivement que <a href="http://www.prnewswire.co.uk/cgi/news/release?id=18108" hreflang="fr">Redux</a> peut provoquer de sérieux effets secondaires. Le médicament obtient d&#8217;ailleurs son agrément de justesse, essentiellement par manque d&#8217;information de certains des membres de la commission de la FDA. <br /></p>


<p>Grâce à cet agrément, les américains se ruent sur ces pilules minceur miracle. Redux et Pondimin rapportent ainsi 305 millions de dollars en 1996 aux laboratoires exploitants. Les cas belges ont largement été dissimulés aux consommateurs qui n&#8217;étaient donc aucunement conscients des risques. Parallèlement, le scandale des Plantes Chinoises explose et détourne l&#8217;attention des conséquences de la prise d&#8217;amphétamines dans ce type de traitement.</p>


<p><a href="http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0112/sa_3410_dangers_coupefaim.htm" hreflang="fr">Les dangers des coupe-faim: l'avis de doctissimo.</a><br /></p>


<p><a href="http://www.parlonssante.com/2004/12/12/meutre-sur-ordonnance/" hreflang="fr">L'Isoméride ou l'histoire d'un médicament dangereux.</a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/6-le-proces-de-toulouse">
  <title>II.2 - Le procès de Toulouse</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/6-le-proces-de-toulouse</link>
  <dc:date>2006-04-26T15:01:34+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>II - Un procès houleux... dix ans après les faits.</dc:subject>
  <description>Récemment, la spirale des accusations a repris. Une plainte a été déposée au Tribunal de Toulouse par Mme P., 37 ans, et Mme L., 39 ans. Comme les victimes de Nice, elles avaient consommé entre 1990 et 1993 des gélules amaigrissantes de préparation magistrale « Asiatitrat 28 », censées contenir la plante chinoise Stephania Tetrandra mais contenant en réalité de l’Aristolochia Fanchi. Elles ont été atteintes d’insuffisances rénales irréversibles dès 1993.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Récemment, la spirale des accusations a repris. Une plainte a été déposée au Tribunal de Toulouse par Mme P., 37 ans, et Mme L., 39 ans. Comme les victimes de Nice, elles avaient consommé entre 1990 et 1993 des gélules amaigrissantes de préparation magistrale «&nbsp;Asiatitrat 28&nbsp;», censées contenir la plante chinoise Stephania Tetrandra mais contenant en réalité de l&#8217;Aristolochia Fanchi. Elles ont été atteintes d&#8217;insuffisances rénales irréversibles dès 1993.</p> <p>M. Max Rombi et le pharmacien toulousain Jean-Bruno Maury ont été accusés de blessures involontaires et de vente de produits falsifiés mettant en danger la vie d&#8217;autrui. L&#8217;accusation parle de «&nbsp;négligence répétée à tous les stades&nbsp;», de «&nbsp;défauts de contrôles&nbsp;» et «&nbsp;d&#8217;absence de demande d&#8217;autorisation de mise sur le marché&nbsp;». Mais M. Max Rombi, depuis le début, tente de prouver son innocence et met en avant le fait qu&#8217;il existe «&nbsp;une querelle d&#8217;experts sur les effets réellement toxiques de la plante&nbsp;». Une nouvelle expertise est d&#8217;ailleurs attendue à ce propos. Elle a récemment été ordonnée par le juge des référés de Nice.<br /></p>


<p>En attendant, le parquet de Toulouse a requis 2 ans de prison avec sursis et 30 000 &#8364; d&#8217;amende à l&#8217;encontre de l&#8217;ex-PDG d&#8217;Arkopharma, et 9 mois avec sursis ainsi que 15 000 &#8364; d&#8217;amende à l&#8217;encontre du pharmacien toulousain. Le délibéré est prévu pour le 5 Juillet prochain.</p>


<p>Ce délibéré a rendu homage à la défense du docteur Rombi qui a été relaxé par le tribunal de Toulouse le 5 Juillet 2006. Il a alors été reconnu que l'Aristolochia Fangchi ne pouvait être toxique aux doses absorbées par les plaignantes,et qu'il n'y avait aucun lien entre les néphropathies et la prise des gélules d'Asiatitrats. De plus, le tribunal a dénoncé la partialité "consternante" de l'expert qui s'est vu retirer toute crédibilité dans ce procès. Espérons maintenant que le tribunal de Nice s'inspire de cette relaxe lors de l'appel qui devrait avoir lieu septembre prochain.</p>

<p><a href="/docs/2006-07-06_ComGroupe.pdf" hreflang="fr" target="_blank">Communiqué du Groupe Arkopharma</a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/5-le-proces-de-nice">
  <title>II.1 - Le procès de Nice</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/5-le-proces-de-nice</link>
  <dc:date>2006-04-26T15:00:01+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>II - Un procès houleux... dix ans après les faits.</dc:subject>
  <description>Mercredi 5 Octobre 2005, l’ancien PDG d’Arkopharma M. Max Rombi est jugé pour homicides involontaires devant le tribunal correctionnel de Nice. Arkopharma serait effectivement soupçonné d’avoir provoqué le décès, en 2000 et 2001, de deux femmes ayant consommé des produits à base de plantes chinoises importées par le groupe pharmaceutique. Le procureur Gérard Dubes a requis deux ans de prison avec sursis et 20.000 € d’amende contre M. Max Rombi, ainsi que six mois avec sursis contre le pharmacien revendeur niçois, M. Jean-Paul Gallon.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi 5 Octobre 2005, l&#8217;ancien PDG d&#8217;Arkopharma M. Max Rombi est jugé pour homicides involontaires devant le tribunal correctionnel de Nice. Arkopharma serait effectivement soupçonné d&#8217;avoir provoqué le décès, en 2000 et 2001, de deux femmes ayant consommé des produits à base de plantes chinoises importées par le groupe pharmaceutique. Le procureur Gérard Dubes a requis deux ans de prison avec sursis et 20.000&nbsp;&#8364; d&#8217;amende contre M. Max Rombi, ainsi que six mois avec sursis contre le pharmacien revendeur niçois, M. Jean-Paul Gallon.</p> <p>Mme C., 40 ans, et Mme J., 33 ans, sont décédées d&#8217;un cancer des voies urinaires après avoir suivi un régime amaigrissant à base d&#8217;un diurétique appelé «&nbsp;Asiatitrat&nbsp;». Certaines plantes de cette préparation magistrale, dont la Stephania Tetrandra citée précédemment, ont été interdites en France en 1998. Les faits remontent donc à une dizaine d&#8217;années.<br /></p>


<p>Cette affaire fait évidemment écho à celle de la clinique belge spécialisée dans l&#8217;amincissement où une épidémie de néphropathies était survenue suite au traitement délivré à base de plantes chinoises (Aristoloche) et d&#8217;amphétamines (Isoméride). Les tribunaux belges n&#8217;ont pas incriminé les Plantes Chinoises car les études ont été jugées inabouties. Mais de sérieux doutes ont finalement plané sur l&#8217;association de ce traitement aux amphétamines. Selon le ministère de la santé belge, seulement 1% des personnes ayant ingéré ces plantes ont développé une insuffisance rénale nécessitant une dialyse ou une greffe et la moitié de ces 1% a montré des signes de lésions cancéreuses des voies urinaires.<br /></p>


<p>Cependant, les tribunaux français reprochent aux laboratoires Arkopharma leur <a href="http://blog.france2.fr/connaitre-ses-droit/index.php/2005/10/06/8050-proces-des-plantes-chinoises-la-rigueur-darkopharma-sur-la-sellette" hreflang="fr">manque de contrôles</a> quant à la vérification de la nature des produits importés. Outre le fait que l&#8217;entreprise s'assurait de la confiance et du sèrieux de ses fournisseurs quant à la qualité de leurs produits, dans les années 90, Arkopharma souffrait de l&#8217;absence de révélateur chimique permettant une vérification optimale de certaines plantes. Le témoins tétrandrine qui aurait permis de détecter l'anomalie n'était pas encore commercialisé sur le marché mondiale. Mais faut-il rappeler par ailleurs que la plante stephania alors commercialisée, tout comme l'Aristoloche distribuée à l'insus d'Arkopharma, était autorisée à la vente&nbsp;? La France n&#8217;a effectivement retiré ces plantes du marché de manière définitive qu&#8217;en 1998. Comment peut-on donc accuser le groupe d&#8217;avoir vendu des produits jusqu&#8217;alors autorisés par le ministère de la santé française&nbsp;?
<br /></p>


<p>De plus, lors de la défense, des experts scientifiques ont clairement nié tout lien de causalité entre l&#8217;absorption d&#8217;Aristoloche et les pathologies des victimes. Le Professeur de néphrologie Philippe Dequiedt a expliqué au tribunal que les doses de plantes ingérées par les deux femmes étaient trop faibles (1mg/jour) pour avoir un quelconque effet toxique. M. Dequiedt souligne également très judicieusement que les victimes consommaient aussi des amphétamines dans le cadre de leur traitement et que le rôle de ces produits interdits depuis 1997 n&#8217;a malheureusement pas été suffisamment analysé.
Par ailleurs, le Professeur de toxicologie Annie Leszkowicz a démontré qu&#8217;il était impossible pour un laboratoire d&#8217;identifier l&#8217;origine d&#8217;un dommage toxique précis, huit ans après l&#8217;arrêt de l&#8217;absorption d&#8217;un produit. Ainsi, sans preuve formelle de toxicité, ou de causalité, la responsabilité du laboratoire semble hors de propos. <br />
<a href="http://www.boursier.com/vals/FR/news.asp?id=155723" hreflang="fr">La presse laisse Arkopharma donner son avis sur l'affaire.</a></p>


<p>Pourtant, le jeudi 17 Novembre 2005, le verdict tombe. Le tribunal correctionnel de Nice alourdit la réquisition et condamne M. Max Rombi à 3 ans de prison avec sursis et 30 000 &#8364; d&#8217;amende. Monsieur Jean-Paul Gallon, le pharmacien niçois qui avait délivré les produits voit également sa réquisition passer à 12 mois avec sursis. Max Rombi fait bien entendu <a href="http://www.boursier.com/vals/FR/news.asp?id=161860" hreflang="fr">appel de cette décision</a>.<br /></p>


<p><a href="http://www.latribune.fr/News/News.nsf/AllByID/AP-JUSTICE-ARKOPHARMA*-Deux-ans-de-prison-requis-contre-l-ex-PDG-d-Arkopharma?OpenDocument" hreflang="fr">La presse résume le procès de Nice</a></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/4-la-france-berceau-d-une-erreur-judiciaire-epidemologique">
  <title>I.3 - La France, berceau d'une erreur judiciaire épidémologique.</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/4-la-france-berceau-d-une-erreur-judiciaire-epidemologique</link>
  <dc:date>2006-04-26T14:38:21+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>I - Les prémisses du scandale des Plantes Chinoises.</dc:subject>
  <description>Presque dix ans après l'affaire belge, et malgré le nombre de suppositions non-fondées qui ont été véhiculées, les Plantes Chinoises font toujours office de bouc émissaire.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Presque dix ans après l'affaire belge, et malgré le nombre de suppositions non-fondées qui ont été véhiculées, les Plantes Chinoises font toujours office de bouc émissaire.</p> <p>En effet, en 2000 encore aucune interdiction, ni aucune précaution d&#8217;emploi n&#8217;ont été prononcées contre l&#8217;Aristoloche en Chine. Seul le Ministère français a décidé d&#8217;interdire les teintures mères d&#8217;Aristoloche. Mais plus de 10 000 personnes ont consommé ces plantes auparavant sans aucune réaction particulière.<br /></p>


<p>La Belgique a complètement déculpabilisé les Plantes Chinoises comme étant à l&#8217;origine de ces maladies rénales. En effet, les médecins de la clinique faisaient des injections de sérotonine à leurs malades dans le cadre d&#8217;une cure d&#8217;amincissement. Des études récentes ont montré la toxicité de la sérotonine, de la fenfluramine et de l&#8217;Isoméride lorsqu&#8216;elles sont associées à des herbes chinoises comme l&#8217;Aristoloche. Les doses d&#8217;acide aristolochique potentiellement contenues dans les produits ingérés auraient été tellement faibles qu&#8217;elles n&#8217;auraient pu devenir toxiques. <br /></p>


<p>La conclusion de ces études nous pousse donc à dire que c&#8217;est peut-être l&#8217;association de cette plante aux amphétamines prescrites par la clinique belge qui a provoqué ces néphropathies.
D&#8217;ailleurs, le ministère belge, comme beaucoup de personnalités scientifiques belges tels les professeurs Vercruysse et De Broe, reste assez critiques sur la responsabilité de l&#8217;acide aristolochique dans tous ces cas de néphropathies.<br /></p>


<p>Les tribunaux français n&#8217;ont malheureusement pas compris que la cause de ces néphropathies pouvait être autre. Les suppositions sont manifestement devenues des certitudes pour le tribunal de Nice qui, malgré le manque de preuves tangibles et indiscutables, a tout de même décidé d&#8217;impliquer la responsabilité d&#8217;Arkopharma dans cette affaire.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/3-une-plante-controversee-l-aristoloche">
  <title>I.2 - Une plante controversée, l'Aristoloche.</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/3-une-plante-controversee-l-aristoloche</link>
  <dc:date>2006-04-26T11:57:32+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>I - Les prémisses du scandale des Plantes Chinoises.</dc:subject>
  <description>Dès 1997, le professeur Vanherweghem publie dans The Lancet un article où il assure : "il semble vraisemblable d'attribuer l'explosion de néphropathies à l'absorption d'Aristoloche". Cependant, l'acide aristolochique supposée être présente dans les gélules prescrites par la clinique belge n'a jamais été retrouvé.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Dès 1997, le professeur Vanherweghem publie dans The Lancet un article où il assure&nbsp;: "il semble vraisemblable d'attribuer l'explosion de néphropathies à l'absorption d'Aristoloche". Cependant, l'acide aristolochique supposée être présente dans les gélules prescrites par la clinique belge n'a jamais été retrouvé.</p> <p>Il semblerait en fait que les experts aient confondu l&#8217;Aristoloche avec la Stephania Tetrandra, plante contenue dans les fameuses gélules, car elles portent le même nom chinois&nbsp;: Fangji. Mais le mauvais étiquetage de ces produits a pu entraîner une malheureuse méprise&nbsp;: l&#8217;inspection de la pharmacie a montré que des poudres étiquetées à base de Stephania Tétrandra ont été commercialisées en France de 1989 à 1992 alors qu&#8217;elles étaient en réalité constituées d&#8217;Aristolochia Fangchi. Ainsi, par prudence, les pouvoirs publics ont préféré retirer définitivement les plantes Stephania Tétrandra et Aristolochia Fangchi du marché français, malgré le manque de solidité et de précision des preuves concernant une éventuelle relation entre ces plantes et les néphropathies constatées.<br /></p>

<pre></pre>

<p>En 1997 et 1998, des études supplémentaires ont été réalisées sur des rats et des lapins. Les premiers résultats font ressortir des développements de tumeurs et des maux d&#8217;estomac mais aucune fibrose rénale. Les résultats suivants montrent cette fois-ci une indiscutable insuffisance rénale, cependant ces études n&#8217;ont été réalisées que sous l&#8217;hypothèse de l&#8217;injection d&#8217;une forte dose d&#8217;Aristoloche dont la prescription ou la composition est peu probable voire impossible. La relation entre la maladie et  les gélules utilisées par la clinique belge semble toutefois établie.<br /></p>

<pre></pre>

<p>D&#8217;autre part, le Professeur Vercruysse en 1997 exprime le fait qu'il ne croit pas en la toxicité de l&#8217;Acide Aristolochique. En effet, il rappelle que cette plante a été commercialisée en Allemagne comme composant du médicament Tardolyt (un équivalent de la préparation magistrale Asiatitrat 28) pendant plus de 20 ans sans aucune plainte ni complication. De plus pourquoi le phénomène est-il propre à la Belgique alors que des produits similaires ont été aussi consommés en France&nbsp;? Pourquoi les hommes ont-ils été épargnés? Il est également surprenant que tous les cas recensés proviennent de la même clinique&#8230; beaucoup de questions qui sèment le doute quant à l&#8217;accusation des Plantes Chinoises comme responsables des néphropathies et des lésions rénales constatées. <br /></p>


<p>C&#8217;est pourquoi selon les professeurs Pokhrel et Ergil, les études menées ne sont pas assez approfondies et abouties  pour tenir l&#8217;acide aristolochique comme seul responsable des problèmes observés chez les patients en Belgique, comme dans les autres pays d&#8217;ailleurs. Il pourrait y avoir chez certaines patientes des prédispositions ou une mauvaise association de produits.</p><center><img src="/images/OrchideeFleur.jpg" alt="" /></center>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/2-l-epidemie-belge-fait-souffler-un-vent-de-panique">
  <title>I.1 - L'épidémie belge fait souffler un vent de panique.</title>
  <link>http://www.le-scandale-des-plantes-chinoises.com/index.php?2006/04/26/2-l-epidemie-belge-fait-souffler-un-vent-de-panique</link>
  <dc:date>2006-04-26T11:19:10+01:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Max Rombi</dc:creator>
  <dc:subject>I - Les prémisses du scandale des Plantes Chinoises.</dc:subject>
  <description>Durant l'année 1992, une épidémie de néphropathies interstitielles dégénératives débute dans une clinique belge spécialisée dans l'amincissement. Au fur et à mesure, 105 cas environs seront recensés.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Durant l'année 1992, une épidémie de néphropathies interstitielles dégénératives débute dans une clinique belge spécialisée dans l'amincissement. Au fur et à mesure, 105 cas environs seront recensés.</p> <p>Le professeur Vanherwegehem du département de néphrologie de l'hôpital Erasmes à Bruxelles qui travaille en relation avec les Laboratoires Servier accuse sérieusement les plantes chinoises (Stephania Tetrandra et Magnolia Officinalis) déconsidérant ainsi la phytothérapie et les médecines douces. Cependant, en Belgique seulement 2% des personnes qui ont consommé des plantes chinoises ont eu des problèmes rénaux et pas les autres&#8230; Pourquoi&nbsp;? <br /></p>


<p>Beaucoup de produits consommés par les patients de cette clinique étaient bien plus toxiques que ces plantes mais le professeur préfère persévérer dans sa suspicion. Afin de préserver ses travaux et ceux de son laboratoire, il attire l&#8217;attention sur le cas des Plantes Chinoises, espérant ainsi mettre hors de cause la Dexfenfluramine, une molécule d'amphétamine également prescrite aux patients de la clinique. <br /></p>


<p>Mais la confusion de sa thèse pousse à d&#8217;autres études complémentaires. Celles-ci conduisent à soupçonner d&#8217;une part l&#8217;Aristoloche, plante réputée très toxique pour les reins, qui aurait contaminé la plante Stephania, d&#8217;autre part l&#8217;Isoméride qui sera interdite en 1997 après avoir été mise en cause par le docteur Ewalenko pour avoir provoqué des problèmes de valvules cardiaques.<br /></p>


<p>Pourtant, le professeur Vanherweghem, qui s'était occupé de quelques malades de cette clinique d'amincissement, a tout de suite pensé que ces fibroses rénales pouvaient provenir des doses importantes, 17 à 25ml par jour, d'amphétamines (Isoméride et Diethylproprion) que prenaient les malades de cette clinique. Mais comme les malades de la clinique belge prenaient des gélules de plantes chinoises et que ce professeur, absolument opposé à la phytothérapie, voulait protéger l'Isoméride, il a décidé, sans preuve, que les néphropathies devaient être mises sur le compte des plantes chinoises. Il écrit donc un article assassin sur les plantes chinoises dans The Lancet avec le titre évocateur: <q>Fibrose rénale interstitielle à évolution rapide chez des jeunes femmes: association avec un régime amaigrissant comprenant des herbes chinoises</q>.<br /></p>


<p>Il reste néanmoins quelque peu destabilisé car son équipe ne trouve pas de produits toxiques dans les gélules de plantes chinoises que prenaient ces malades. Il fait quand même son article en accusant les plantes chinoises d'être à l'origine de ces néphropathies et il conclut, toujours sans preuve: <q>Même si nous ne pouvons²pas identifier le facteur causal précis de cette accumulation de néphrites interstitielles fibrosantes à évolution rapide, la relation entre la néphropathie et un traitement amaigrissant comportant des plantes chinoises semble si frappante qu'elle justifie l'attention urgente, et elle étaye la mise en garde récente contre l'utilisation de produits 'naturels' et de médicaments exotiques non contrôlés.</q><br /></p>


<p>Tout est clair lorsque l'on suit le cheminement des manipulations de ce professeur. Il voulait, bien sûr, protéger l'Isoméride parce qu'il connaissait bien le Professeur Opsonner, le médecin du Laboratoire Servier en Belgique. Nous allons voir qu'il va protéger cet Isoméride pendant 4 ans jusqu'à son interdiction de commercialisation dans le monde en 1997.</p>


<p>Il faut savoir en effet que peu après l'apparition dse ces néphropathies, les médecins en Belgique ont eu une épidémie de régurgitation aortique chez les malades qui faisaient cette néphropathie dite aux plantes chinoises. 53% de ces malades avaient des problèmes cardiaques. Comme pour les néphropathies, on a mis tout de suite ces problèmes cardiaques sur le compte des plantes chinoises (le professeur W et d'autres médecins). On a découvert cependant que ces problèmes cardiaques se sont produits également chez des femmes qui avaient pris de l'Isoméride mais pas de plantes chinoises. Si bien que l'on peut admettre aujourd'hui que les fibroses rénales et les fibroses cardiaques venaient toutes deux de l'Isoméride et non pas des plantes chinoises. Cependant, le professeur Wanherweghem qui avait lancé la CHN, a voulu séparer les problèmes de toxicité. Ainsi, pour lui, les néphropathies venaient des plantes chinoises et les problèmes cardiaques venaient de l'Isoméride!<br /></p>


<p>Lorsque l'on sait que les amphétamines et l'Isoméride produisent des rabdomyolyses au niveau des reins et des fibroses au niveau des muscles des artères rénales (cf. Pr Michelakis) on comprend que l'Isoméride et les amphétamines peuvent facilement provoquer des fibroses rénales (comme des fibroses cardiaques). C'est d'ailleurs la thèse du Pr Michielsen qui considère que ces problèmes rénaux viennent de l'Isoméride et des amphétamines, plutôt que des plantes chinoises. C'est d'ailleurs la thèse du Pr Vercruysse et du Pr de Broe de l'Université d'Anvers. Il faut savoir que les amphétamines et l'Isoméride augmentent les quantités de sérotonine dans l'organisme et au niveau des reins. Colson a montré que des injections de sérotonine provoquent des fibroses rénales. Or, selon la plaidoirie de Mme Bigwood, toutes les malades de la clinique belge ont affirmé que les médecins leur faisaient tous les jours des injections de mélanges inconnus qui pouvaient être de la sérotonine.</p>


<p>Bref, aujourd'hui, compte-tenu de ce que l'on sait sur les néphropathies de cette clinique belge et après lecture du <a href="http://www.cbip.be/Folia/index.cfm?FoliaWelk=F27F11E&amp;keyword=plantes%20chinoises" hreflang="fr">Communiqué de la Pharmacovigilance Belge de 2000</a>, les autorités belges de la Santé considèrent que toutes ces néphropathies ne proviennent pas des plantes chinoises.</p>]]></content:encoded>
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